Un ex-cadre de Belgacom accuse l’entreprise de télécom d’avoir, durant plusieurs années, rétrocédé quelque 1,5 million d’euros par an à d’importants clients professionnels pour éviter qu’ils ne partent à la concurrence.
Un ex-cadre de Belgacom accuse l’entreprise de télécom d’avoir, durant plusieurs années, rétrocédé quelque 1,5 million d’euros par an à d’importants clients professionnels pour éviter qu’ils ne partent à la concurrence, selon des informations publiées mercredi par le magazine Trends-Tendances, le journal Le Soir et l’hebdomadaire Le Soir magazine.
Le témoignage de cet ancien haut cadre de Belgacom est parvenu par e-mail le 10 août dernier au Conseil de la concurrence.
D’après cet homme, l’opérateur a utilisé d’importants budgets de marketing pour contourner la régulation des prix, fausser le marché de la concurrence et maintenir ainsi son emprise sur la téléphonie fixe pour les professionnels.
Cette stratégie commerciale, qui aurait duré au moins de 2000 à 2006, consistait à mettre en place des opérations marketing déguisées avec des banques, des compagnies d’assurance, des groupes énergétiques ou de distribution. Une vingtaine de clients sont nommément cités: Dexia, AXA, la SMAP, les Mutualités Chrétiennes, la CSC, Suez, P&V, etc.
Gadgets
À titre d’exemple, en 2002, Fortis aurait facturé 844.573 euros à Belgacom pour différentes actions de « co-advertising », comme l’affichage d’une bannière publicitaire sur les sites internet de la banque, la fourniture de gadgets et la publication d’un article dans le magazine jeunesse de Fortis, expliquant que la carte Proton pouvait être rechargée dans les cabines téléphoniques.
D’autres mécanismes discutables remplaçaient parfois le co-advertising. Selon la même source, Belgacom a ainsi notamment provoqué une fausse panne chez l’un de ses clients, afin que celui-ci puisse ensuite réclamer une fausse indemnité.
L’opérateur historique conteste toute irrégularité et se dit prêt à collaborer à une enquête éventuelle du Conseil de la concurrence.
En 2009, l’entreprise avait déjà été condamnée à une amende de 66,3 millions d’euros pour des pratiques commerciales illégales en matière de téléphonie mobile.
Le dossier a été porté par Proximus devant la cour d’appel.
Source:L'Avenir .net
Un ex-cadre de Belgacom accuse l’entreprise de télécom d’avoir, durant plusieurs années, rétrocédé quelque 1,5 million d’euros par an à d’importants clients professionnels pour éviter qu’ils ne partent à la concurrence, selon des informations publiées mercredi par le magazine Trends-Tendances, le journal Le Soir et l’hebdomadaire Le Soir magazine.
Le témoignage de cet ancien haut cadre de Belgacom est parvenu par e-mail le 10 août dernier au Conseil de la concurrence.
D’après cet homme, l’opérateur a utilisé d’importants budgets de marketing pour contourner la régulation des prix, fausser le marché de la concurrence et maintenir ainsi son emprise sur la téléphonie fixe pour les professionnels.
Cette stratégie commerciale, qui aurait duré au moins de 2000 à 2006, consistait à mettre en place des opérations marketing déguisées avec des banques, des compagnies d’assurance, des groupes énergétiques ou de distribution. Une vingtaine de clients sont nommément cités: Dexia, AXA, la SMAP, les Mutualités Chrétiennes, la CSC, Suez, P&V, etc.
Gadgets
À titre d’exemple, en 2002, Fortis aurait facturé 844.573 euros à Belgacom pour différentes actions de « co-advertising », comme l’affichage d’une bannière publicitaire sur les sites internet de la banque, la fourniture de gadgets et la publication d’un article dans le magazine jeunesse de Fortis, expliquant que la carte Proton pouvait être rechargée dans les cabines téléphoniques.
D’autres mécanismes discutables remplaçaient parfois le co-advertising. Selon la même source, Belgacom a ainsi notamment provoqué une fausse panne chez l’un de ses clients, afin que celui-ci puisse ensuite réclamer une fausse indemnité.
L’opérateur historique conteste toute irrégularité et se dit prêt à collaborer à une enquête éventuelle du Conseil de la concurrence.
En 2009, l’entreprise avait déjà été condamnée à une amende de 66,3 millions d’euros pour des pratiques commerciales illégales en matière de téléphonie mobile.
Le dossier a été porté par Proximus devant la cour d’appel.
Source:L'Avenir .net

Commentaire